lundi 16 octobre 2006

Rap Rural

Hasta ahora, la mayoría de los raperos franceses provenían de un entorno urbano y más concretamente de la famosa "banlieue". La aparción de un rapero que se vanagloria precisamente de no proceder de Paname (París) sino de un pequeño pueblo (Marly-Gomont) del norte de Francia en Picardie está constituyendo un auténtico fenómeno musical y sociológico.

Una letra inteligente que cuenta su vida en el pueblo, alusiones humorísticas a la aburrida vida rural y un guiño antiracista junto con el ritmo rap característico han hecho que Kamini y su Marly-Gomont sea el clip de vídeo de rap más descargado en este momento en la Internet fancesa.

Un documento para explotar en clase que seguro que le va a gustar a nuestros alumnos.

Sitio oficial
Paroles











Mise à jour (02-11-06):

C’est l'histoire d'un Noir qui a grandi au milieu de 95% de vaches et 5% de gens. II s'appelle Kamini, il est infirmier psychiatrique et surtout il fait du rap, genre à part, plutôt rural, parce qu'il ne vient « pas de Paname mais de Marly-Gomont » , dans l'Aisne, un petit « patelin paumé que même Jean-Pierre Pernault il sait même pas qu'il existe », où son père, médecin généraliste d'origine congolaise, a installé son cabinet. Le jeune de 26 ans est poète. Il dit : « Il n’y a pas de bitume, que des pâtures, n’empêche que j'ai croisé pas mal d'ordures ». Kamini a bien eu envie de se révolter, de tout casser, comme ça se fait ailleurs... « Mais pas d'bus à cramer, là-bas ». Alors voilà, avec sa coupe a la Jackson Five, un jean baggy enfoui dans des bottes en caoutchouc, au milieu des vaches et des paysans (pas méchants mais plutôt neuneux), Kamini a tourné son clip, pour raconter sa vie de « pepito », seul enfant noir dans un village de 423 habitants, et son ennui aussi : « Une journée type dans l'coin : le facteur, un tracteur et rien ». Un petit film de rien tourné en amateur par une copine étudiante en audiovisuel, mais qui cartonne sur le Net : plus de I 1million de personnes ont déjà vu Ie clip. Depuis, Kamini enchaîne les émissions, un prime time sur Canal, le 13-heures de TFI ... Obligé même de refuser des interviews. Du coup, les majors courent après cet ovni rural qui sait si bien décrire la France des villages. Tandis qu'à la mairie de Marly-Gomont, on conserve le courrier qui arrive par sacs entiers pour le rappeur. Parce qu'en fin de compte, comme le dit Odile Gourlin, maire du village : « Il fait sentir que le mal de la campagne est identique au mal des banlieues »


Elsa Vigoureux
Le Nouvel Observateur
12 Octobre 2006

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